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Le nouvel esprit du protestantisme

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Le nouvel esprit du protestantisme Empty Le nouvel esprit du protestantisme

Message  Hop-Frog le Sam 11 Avr 2020 - 21:29


Les choses dont parlait le pasteur s’exilaient loin de moi dans une sacro-sainte irréalité, elles étaient peut-être absolument belles et précieuses, mais nullement d’actualité ou bandantes […].
Demian, Herman Hesse


Remis d'une fièvre interlope, Théobald Marmouset descendit prétentieusement l'escalier. Il gagna le salon, les bras grand ouverts, afin d'interroger le parterre de ses colocataires :

« Ne suis-je point en majesté ?
— Ça te boudine un peu », réagit Samuel Klein, avachi dans son fauteuil en reps. La colonne grise de son cigarillo cachait pour moitié son sourire de crapule.
Sur le sofa d'à côté, Clarisse Ward interrompit sa conversation avec Julien Mercan. Elle jeta un coup d’œil rapide vers Théobald : « Tu es plutôt élégant. Mais ces chaussettes trouées...
— Chausse-toi correctement et te voilà pile poil nippé pour choper quelques brebis égarées ! » confirma Julien.

Ward fit la moue en signe de réprobation à l'évidente misogynie de cette raillerie. Craignant néanmoins de passer pour une emmerdeuse dans un auditoire majoritairement masculin, elle s’abstint de faire une remarque.

Tout enveloppé de malice, Théobald fit tanguer le tissu soyeux de sa robe noire. Un large col romain lui comprimait la gorge et gonflait sa carotide. Une barrette doctorale à quatre cornes coiffait son visage régulier, souligné par une croix pectorale prodigieusement étincelante. Rejoignant la table basse, la bouteille de vermouth, les olives, et les biscuits, il remarqua dans l'angle du salon un inconnu qui traînait sa belle gueule et quelques sapes de bonne facture. Ce dernier, l'air timide, était adossé au buffet, tout près du bol de cacahuètes.

« Qui c'est lui ? » demanda Marmouset.
« Hé banane, sois poli avec nos invités », intervint Samuel.
« Pardon... Qui c'est lui, s'il vous plaît ?
— C'est Alexandre, le copain d'Hélène », informa le fumeur, résigné. Théobald s’étant figé sans plus rien dire, il précisa : « Tu remets ? Hélène, ma sœur... Alex vient passer quelques jours à la maison pour son nouveau boulot. Il repart jeudi.
— Impossible... c'est juste impossible ! » objecta le dévot. « Comment oses-tu mener un sinistrophore à la baraque la veille de ma première ? »

Samuel se contenta de répondre par un soupir. Alexandre Marengo voulut désamorcer ce qu’il pensait être une véritable controverse. Il s'avança franchement, quoiqu'intimidé par l'uniforme, et consentit :

« Mon père, je ne veux pas déranger. Je peux me trouver un hôtel, s’il le faut. »

L’homme enrobé lui serra la main avec enthousiasme, d’un geste qui désavouait son manque de courtoisie liminaire. Légèrement plus à l’aise, Marengo se permit de l'interroger :

« Sera-t-il quand même possible de me dire ce qu’est un sinistro-machin-truc ?
— Mon cher Alexandre, ce n'est pas contre toi, je lis simplement les signes. Ils sont sans appel : si tu restes chez nous, tu me porteras malheur. Je ne peux pas me permettre de t'avoir à la maison la veille d'une prédication. Il y a un Ibis budget à quinze minutes d'ici. »

L’invité lança un regard déconcerté sur l'ensemble des spectateurs, tandis que Marmouset baladait sa mine enjouée dans le salon. Il préleva une poignée d'arachides dans le bol qui trônait sur l'enfilade et posa son cul satisfait sur le canapé.

« N’écoute pas ce corbeau de pacotille, il te chambre », intervint gentiment Clarisse. « Tout le monde est d’accord pour que tu dormes à la maison. Sinistrophore, c’est du charabia pour désigner tous ceux qui la portent à gauche. »

Comme l'invité ne semblait pas comprendre, elle pointa un doigt tout fin délicat en direction de sa braguette.

« Théo est devenu pompeux depuis qu’il étudie la Bible en grec, mais ça ne l'empêche malheureusement pas d'être grossier », ajouta la jeune femme dans l’espoir de dissiper la gêne occasionnée par son geste.
« Dans l'antiquité, le petit oiseau à gauche, c’était mauvais signe », ajouta Julien, grand pédagogue. « Mais Théo n’est ni ornithomancien, ni superstitieux. Pas pour de vrai. N'est-ce pas, mon berger ? »
Sur ces paroles, l'homme en soutane se sentit obligé : « Je suis désolé de mon hospitalité modérée, Alexandre. Selon certains je pousse mes blagues trop loin. Soyons sérieux, bien sûr que tu peux dormir ici. Mais seulement pour savoir : tu utilises la fameuse technique du volant de badminton dans le calcif ou c'est l'apéritif qui te fait de l'effet ? »

La brise de l'après-midi ne soufflait mot du scandale qui se jouait derrière les fenêtres fermées du salon. Le tissu damassé des rideaux, immobiles, dont le faste ostentatoire concurrençait presque l’accoutrement de Théobald, absorbait les volutes cendrées que Samuel expulsait fort à travers les poils de son nez.

« Je ne pensais pas qu’on pouvait s'autoriser un tel manque de respect en étant prêtre », rétorqua l'invité dans une grimace crispée. « C'est ton grand délire de te foutre de la gueule des invités ? »

Il y eut un silence d’embarras général. Alexandre devint rouge. L'homme de foi se servit tranquillement un verre de vin aromatisé, convaincu qu'un gaillard valorisé à propos de ses attributs ne pouvait être fâché pour de bon.

« Disons que Théo est un pasteur avec une morale d’avant-garde », expliqua la céleste Ward, qui voulait arrondir les angles. « Il n'est pas prêtre. La tenue, c’est juste parce que Monsieur a une soirée costumée.
— Tu veux dire que je me fais emmerder par un pasteur protestant qui se déguise en prêtre catholique ? » s’étonna Alexandre, toujours contrarié.
« Pas n’importe lequel, un des rares qui soient estimables », précisa Théobald avec zèle. « Je suis en George Lemaître ! Si de manière générale les catholiques ont préféré le coloriage aux sciences, ce qui leur a valu de beaux vitraux, l’ami Georges était d’une autre trempe. Véritable savant en plus d’être un homme de foi, il étudiait Riemann ou rencontrait Einstein pendant que les grands pontifes arriérés de son Église taillaient une bavette sur le stérilet de nos grands-mères. D’ailleurs, Juju, il me faudrait tes lunettes John Lennon pour parfaire mon costume. Tu pourrais…
— Dans ma commode, tiroir du haut. À côté des capotes. »

Tout occupé à finir de se préparer, Théobald n'embêta plus le convive. Il se chaussa correctement, puis annonça son départ par quelques complies grivoises de son cru. Il prit enfin de quoi se protéger contre le frais du soir et les demandes de pension alimentaire.
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Message  Polixène le Mar 14 Avr 2020 - 20:32

J'ai l'impression que le texte est une illustration ou interprétation de la citation introductive, et , si c'est le cas, la gageure est réussie. Par contre à la lecture, un côté un peu forcé, par le choix systématique d'un vocabulaire "châtié", contredit le naturel des dialogues. Le titre me rebutait un peu, mais j'ai bien fait de rentrer!
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Message  'toM le Mar 14 Avr 2020 - 22:26

Revenu deux fois. Il me semble avoir lu Demian, jadis, vraiment très jadis. Mais on ne devait pas avoir le même traducteur...
L'ironique te va bien. Chaque personnage à sa place. Juste Alexandre qui est plus difficile à caractériser vraiment, on le serait à moins,
et des phrases très construites, un peu "littéraires" -je ferais mieux de me taire- qui compliquent un peu la fluidité de la lecture.
Ah oui, la veine du cou, c'est la jugulaire, la carotide, c'est l'artère. Si tu la comprimes, il va jamais pouvoir finir ses olives....
Mais beau tableau...
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Message  Hop-Frog le Mer 22 Avr 2020 - 12:20

Merci à vous deux, Polixène et 'toM, pour vos commentaires ! Je note donc que le manque de fluidité, de naturel dans la narration est une remarque qui revient. Je vais travailler là-dessus.
Polixène, je comprends que le titre puisse rebuter, mais je le garde en raison de l'intertextualité qu'il permet.
'toM, en effet la traduction est personnelle mais pas si fantasque : "erregend" peut être traduit par excitant ou bandant selon le contexte. Merci pour les précisions anatomiques concernant la jugulaire !

J'espère que cette deuxième partie, qui ne sera probablement pas épargnée par les défauts que vous avez évoqués, viendra confirmer ce que vous avez apprécié dans ce début de récit.

Bon après-midi.
Hop

***

Si tu ne digères pas la soutane, évite de manger le missionnaire.
Chroniques de la montagne, Alexandre Vialatte

Théobald déambula un moment sur le pavé, longeant les façades en pierre. Le pasteur travesti arriva au pied d'un immeuble qui injectait quelques musiques estivales dans les étroites venelles du centre. Il se posa sur le perron et prit son téléphone dans la poche de son tabarro, sorte de grande cape cérémonielle portée comme un manteau :

« Allo, mon mulot ? Je suis en bas, tu viens m’ouvrir ? »

Théobald avait connu Frédéric Milo pendant le lycée. Ce dernier, qui était depuis lors devenu un fidèle compagnon de soirée, descendit péniblement les escaliers dans son accoutrement Bob l’éponge pour ouvrir la porte à son ami. Bob avait l’air passablement soûl. Il posa ses petits yeux gris et vitreux sur la longue cape de laine doublée de soie violette du prévôt :

«  Putain, c’est le seul costume qu’il te restait ?
— Le plus efficace, mon mulet. » 

Le mulet n’approfondit pas la question.

Ils entrèrent dans un appartement sous les toits. Comme dans la plupart des sauteries auxquelles ils participaient, il y avait nombre de bouteilles, d’amuse-bouches, et de femmes. Dans un recoin du salon, des invités avaient posé des coussins au sol pour fumer le narguilé. Ces derniers semblaient traiter une question polémique. Avec l’espoir qu’il s’agissait d’un thème à propos duquel il pourrait se montrer déconcertant, Théobald se joignit aux fumeurs de chicha. Il persuada Bob l’imbibé, empêtré dans sa grande boîte en carton grossièrement peinte en jaune, d’en faire de même.

« Joyce n’a rien de monumental. C’est un érudit incapable d’écrire avec clarté », lâcha Lucky Luke, que l’ensemble du groupe écoutait avec attention, comme on le ferait d’un référent en la matière. « Bien sûr, je ne le traite pas de médiocre, loin de là, mais la fascination qu’ont éprouvée les universitaires à son égard révèle une déficience dans les analyses littéraires en même temps qu’un élitisme pathologique, comme si l’excellence devait être illisible.
— Car pour toi ne pas écrire un roman balzacien est évidemment une faiblesse », consentit ironiquement Maya l’abeille, qui jouait la polarde à qui on ne la fait pas. « Tu es encarté dans le snobisme que tu dénonces, et suis mot pour mot les théories générales traditionnelles de la littérature. Tu as oublié le simple acte de lire. Tu effaces le plaisir que la littérature procure sous la gomme de ton obsession pour la vérification professionnelle. »

Face à ces dernières paroles, le cow-boy en chemise jaune eut un rire sardonique. Il tira une taffe sur la pipe à eau et continua la leçon.

« Mais combien de personnes ont-elles réellement terminé Ulysse ? Quel plaisir peut-on éprouver à parcourir les écrits d’un savant névrosé qui n’a pas su mettre en forme un livre intelligible ? Et que dire du schéma Linati réalisé par Joyce lui-même ? N’est-ce pas un aveu de faiblesse ? Le manque de cadre génère une littérature décadente, impuissante, malade. Voilà tout. »  

Si Théobald suivait avec intérêt la joute oratoire qui s’opérait devant lui, il préféra ne pas intervenir dans cette dispute aux inflexions intimidantes d’étudiants spécialisés. À quoi bon plonger dans un débat et n’y faire qu’un plat ? Les deux locuteurs semblaient prendre un infini plaisir à ne pas se montrer d’accord, jouant comme deux chats agiles, toujours prêts à retomber sur leurs pattes.
Fred, en revanche, se trouvait complètement largué. Il fut très vite ennuyé et partit conséquemment à la recherche de nouveaux alcools après deux trois bouffées de tabac fruité.

« Le Nouveau Roman serait donc un mouvement littéraire dégénérescent ? » osa un schtroumpf du cercle des fumeurs, avec la déférence que pourrait témoigner un élève à d’éminents professeurs.
« Ma foi, que dis-tu des dernières saloperies écrites par Robbe-Grillet ? » interrogea celui qui tirait plus vite que son ombre. Il semblait considérer le schtroumpf comme un bleu en la matière, tout juste bon à patauger dans le sillage de ses idées.
« Qu’elles sont rigoureusement classiques dans la forme », rebondit l’ouvrière rayée, avec un peu de miel dans la voix.

Quand Lucky tendit l’embout et proposa à Théobald de goûter à nouveau au tabamel, ce dernier intervint comme il en avait l’habitude, selon un certain principe de défiance : « Excuse-moi, l’ami, mais n’avais-tu pas remplacé ton addiction à la fumette par la mastication maladive d’un brin d’herbe dans les années 80 ? »

Sa blague ne fit ni mouche ni bourdon et cette cérémonie du calumet ne permit pas de faire la paix. Les rayures de Maya rappelaient probablement trop un Dalton au grand shérif de la morale littéraire.
Théobald, oublié depuis une bonne heure par Bob l’éponge – qui avait choisi de vomir ses excès sur le balcon – voulut prendre de quoi grignoter. Il laissa donc les illustres orateurs du club des Chichaïens pour investir le buffet. La grande table de la cuisine arborait un mélange hétéroclite d’apéritifs plus ou moins raffinés, qu’attaquaient férocement des personnages fictifs ou historiques, des super-héros, des vedettes… Dans ce salmigondis de personnalités, le chanoine repéra une belle rouquine aux yeux clairs. Elle portait des sabots, une coiffe, et une carabine dans le dos. Théo réajusta son col amidonné, qui n’avait pas besoin d’être réajusté.  

« Donc, tu es une bigoudène intégriste.
— Pardon ? »

La musique trop forte venait de faire sauter sa blague d’entrée.

« Le fusil, c’est pour l’indépendance de la Bretagne ? »

Théobald prit une part de quiche, ce qui, pensait-il, pouvait lui donner un air dégagé.

« Pas tout à fait. C’est pour lutter contre les troupes versaillaises. Je suis  Nathalie Lemel, une communarde bretonne. Peut-être la connaissez-vous, Monsieur le curé ? » Comme le prêtre semblait déstabilisé par la question, elle ajouta : « 1871, la Commune de Paris, ça vous parle ? Doit-on vous dire : mon père ?
— « Tu peux m’appeler Théobald », marmonna-t-il enfin. « Malheureusement, je ne connais pas bien cette période. Mais ce serait un plaisir d’en apprendre plus.
— Je vois... » Ces deux petits mots sans enthousiasme précédèrent un nouveau silence. « Dites-moi d'abord, Théobald, avez-vous enfilé la soutane par croyance en une institution qui s’est montrée complice de quasiment tous les systèmes oppressifs de notre histoire ou est-ce simplement dans l'espoir de séduire d'anciennes scoutes nostalgiques ? 
— Nathalie, je ne vous avais même pas vu dégainer… »

Il se servit un verre de rosé, d’une main plutôt fébrile. Il s’agissait d’une piquette un chouya moins acide que les propos de la Bretonne.

« Je ne suis pas n’importe quel prêtre, vous savez. »

En raison des distances établies par la communarde et de sa pugnacité, il parut plus naturel au religieux de reprendre quelques dispositions élémentaires de politesse, dont le vouvoiement.

« Vous avez devant vous le professeur Georges Lemaître, prêtre catholique belge et président de l’Académie pontificale des sciences, dont le travail a contribué en grande partie à la théorie d’un univers en expansion, ce que certains détracteurs nommeront le Big Bang.
— N’avez-vous donc pas réussi à trouver un scientifique laïc digne d'intérêt ?
— Madame Lemel, on reconnaît déjà si peu d’avancées scientifiques aux Belges », indiqua Théobald, sur le ton de la fausse confidence. « Fallait-il oublier Lemaître au prétexte qu’il était un homme du clergé ? »

Il prit un roulé au saumon.

« Aucune motivation pour prendre l’habit ne me semble estimable, Monsieur le prêtre Théobald. Votre personnage ne pourrait s'entendre avec le mien.
— Je ne comprends pas.
— Avant qu'on les exécute, les Communardes et Communards étaient contraints de s'agenouiller devant chaque église, croix, ou image sainte rencontrée. Puis les catholiques ont fait bâtir une basilique sur la colline de Montmartre pour effacer les traces de cette période révolutionnaire. Une ultime humiliation... »

Pendant de longues minutes encore, la communarde, telle une pétroleuse un soir de barricade, incendia les gardiens de l’ordre établi. Théobald ne sortit certes pas glorieux de cette discussion, mais il avait pioché çà et là quelques informations concernant cette belle fausse Brestoise constellée de tâches de rousseur. Elle s’appelait Delphine, habitait en ville, et poursuivait des études de cinéma. Delphine refusa, malgré l’insistance du faux prêtre, de lui laisser tout moyen d’une future approche – numéro de téléphone, adresse courriel, nom de famille, sabot de vair... – au prétexte qu’elle sortait déjà avec quelqu’un.

Il était environ cinq heures quand Théobald quitta les festivités. Fred s’était écroulé sur un canapé et ressemblait désormais à un hybride de vieille boîte postale et d’omelette.
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Message  'toM le Sam 25 Avr 2020 - 8:09

Dans la ligne de l'épisode précédent. Peut-être même trop, parce que si tu as changé d'étage, le personnage tourne un peu en rond. Pas grave si tu continues à semer des perles comme l'hybride de boîte postale....
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Message  David le Mar 28 Avr 2020 - 13:47

Salut,

J'ai ri là : "— Nathalie, je ne vous avais même pas vu dégainer… » " et cette deuxième partie m'a été un lecture savoureuse ! Elle est moins portée sur l'humour de l'absurde que le début, bien gouleyant, mais c'est comme changer d'instrument, j'ai pas douté que ce soit le même auteur.

Le style et l'intention divergent dans les deux parties, c'est ça qui est bon, depuis le titre.

Le défaut, ça pourrait être la suite, c'est un petit objet comme ça, pas déplaisant du tout, mais la façon de poser le mot fin fait beaucoup.
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Message  coline dé le Mer 29 Avr 2020 - 6:29

Toutes les religions me font décidément le même effet : aguicheuses, séduisantes, bien maquillées... and so what ? ! Le ton est très littéraire, indéniablement travaillé et réussi, mais... c'est juste un bonbon, ou plus ?
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Message  lol47 le Dim 3 Mai 2020 - 20:06

coline dé a écrit:Toutes  les religions me font décidément le même effet : aguicheuses, séduisantes, bien maquillées... and so what ? ! Le ton  est très littéraire, indéniablement travaillé et réussi, mais... c'est juste un bonbon, ou  plus ?

Oh ! mais tu sais la politique, aussi est une forme déviante du religieux.

Sinon, le texte par lui-même est intéressant à plus d'un titre. J'essaierais par la suite de revenir sur un commentaire plus "productif".
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Message  Hop-Frog le Mar 5 Mai 2020 - 8:48

'toM, David, coline, lol47, merci pour vos impressions, qui me sont précieuses !

J'ai retravaillé les parties déjà postées avec l'espoir de gagner en fluidité. La suite est en cours, elle exposera la première prédication de Théobald. Peut-être que celle-ci impactera la teneur du texte.

Je ne souhaite pas orienter la lecture ou trop exposer mes intentions, mais je me permets de signaler que je souscris à l'idée de lol47 concernant le religieux et le politique.

Bonne journée !
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