Un après-midi dans la vie d'Héloïse
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Un après-midi dans la vie d'Héloïse
Elle a quatre ans. Fine et vive comme une jeune anguille, infiniment gracieuse, elle se précipite pour me saluer.
Comme d'habitude, je m'exclame : " Comme tu as grandi et que tu es jolie, tu es vraiment adorable et quelle élégance !". Elle me fait un sourire ravi et embarrassé puis se sauve en courant.
Je remarque qu'aujourd'hui elle porte son collant à rayures horizontales rose, violet et vert, celui que j'appelle le "collant de Bécassine", ce qui m'attire des protestations de sa grand-mère. C'est d'abord lui qu'on remarque puis, par-dessus, une de ces tenues qu'affectionnent les petites filles cette année : pull-over un peu long ou robe très courte, on ne sait, sans manches, d'un joli ton prune, enfilée sur un petit sweat à col roulé. Mademoiselle est à la pointe de la mode.
Nous entrons dans le salon. Sa mère profite de notre présence pour filer à son rendez-vous. Héloïse nous tient compagnie. Coiffure sage, au carré, une raie sur le côté, mais quelques cheveux châtain clair, comme échappés, qui frisottent autour de son grand front. Deux mignons sourcils en arc de cercle parfait au-dessus des yeux verts, ou mordorés selon les heures de la journée ou le temps qu'il fait et, surtout, ce regard scrutateur qui fait dire à son père : "Elle a l'œil".
Oui, elle a l'œil Héloïse, elle voit tout. Rien ne lui échappe de nos attitudes qu'elle reproduit fidèlement dans ses jeux.
Les premiers moments sont consacrés au dessin, au coloriage et à l'écoute des lectures que lui fait sa grande-mère mais elle a envie de changement et va chercher sa poupée, nous la confie, puis repart, revient avec une dînette, puis avec une chaise de bébé version jouet, dans laquelle elle finit par installer le poupon. Elle dispose une petite assiette sur la tablette et disparaît soudainement chercher nous ne savons quoi, quelque part dans l'appartement.
Elle est de retour, juchée sur les talons hauts de sa mère. Voilà ce qui lui manquait. Maintenant elle est vraiment le personnage.
Sa grand-mère et moi l'observons discrètement, devisant à voix basse, tout en faisant semblant de consulter des magazines.
Elle parle à sa poupée : "Je t'ai fait une bonne purée de carottes, tu vas voir c'est délicieux", mais voilà qu'à peine commence-t-elle à nourrir sa progéniture que nous la voyons se précipiter vers un téléphone portable hors d'usage que son père lui a donné. Il a sans doute sonné car elle décroche. Un instant de silence, puis : "Ah bonjour, comment vas-tu ?". Encore un silence et trois ou quatre secondes plus tard : " Non ! dit-elle en faisant des yeux ronds, mais comment c'est arrivé ?"
Pendant que son interlocutrice imaginaire lui explique ce qui semble être de bien grands malheurs, Héloïse va et vient, toujours juchée sur ses hauts talons, avec force mimiques qui vont de l'étonnement à la consternation si bien que nous finissons par nous demander s'il n'y a pas vraiment quelqu'un à l'autre bout.
De temps en temps, nous entendons un : "Non mais je rêve !" suivi d'un : "Oui, mais ça je te l'avais dit" à un : "Tu n'es pas blessée au moins ?" qui nous étonne un peu. Mais si la communication n'en finit plus, ses interventions sont rares. Elle a de toute évidence affaire à une bavarde, tant et si bien qu'elle finit par s'impatienter, se cale le téléphone entre l'oreille et l'épaule et retourne faire manger sa poupée.
Nous l'observons à la dérobée. Son nez mutin, sa petite bouche en cœur contrastent avec son air sérieux.
De temps en temps, nous entendons des : "oui... pas possible... eh bien...". Puis la conversation devient incompréhensible pour nous : "Le principal c'est que tu l'aies rattrapé mais, je t'en prie, achète une cage pour la prochaine fois" et nous jette dans une grande perplexité.
Cette fois, elle s'immobilise, les yeux au plafond, écoute puis laisse percevoir un peu d'énervement, lève les sourcils, hoche la tête, va pour prendre la parole, se tait, reprend le combiné dans la main puis précipitamment : "Je te laisse, on sonne à la porte, je te rappelle plus tard".
Ce n'est d'ailleurs pas un mensonge, on sonne bien à la porte : c'est sa mère qui est de retour. Nous prenons le thé toutes ensemble et, dans la conversation, nous apprenons que la meilleure amie de la jeune maman a eu un léger accident en emmenant son chat chez le vétérinaire. Il était en liberté dans la voiture, s'est affolé, si bien qu'en voulant le rattraper tout en se garant la jeune femme a embouti un platane.
Nous nous regardons, soulagées : tout s'éclaire !
Comme d'habitude, je m'exclame : " Comme tu as grandi et que tu es jolie, tu es vraiment adorable et quelle élégance !". Elle me fait un sourire ravi et embarrassé puis se sauve en courant.
Je remarque qu'aujourd'hui elle porte son collant à rayures horizontales rose, violet et vert, celui que j'appelle le "collant de Bécassine", ce qui m'attire des protestations de sa grand-mère. C'est d'abord lui qu'on remarque puis, par-dessus, une de ces tenues qu'affectionnent les petites filles cette année : pull-over un peu long ou robe très courte, on ne sait, sans manches, d'un joli ton prune, enfilée sur un petit sweat à col roulé. Mademoiselle est à la pointe de la mode.
Nous entrons dans le salon. Sa mère profite de notre présence pour filer à son rendez-vous. Héloïse nous tient compagnie. Coiffure sage, au carré, une raie sur le côté, mais quelques cheveux châtain clair, comme échappés, qui frisottent autour de son grand front. Deux mignons sourcils en arc de cercle parfait au-dessus des yeux verts, ou mordorés selon les heures de la journée ou le temps qu'il fait et, surtout, ce regard scrutateur qui fait dire à son père : "Elle a l'œil".
Oui, elle a l'œil Héloïse, elle voit tout. Rien ne lui échappe de nos attitudes qu'elle reproduit fidèlement dans ses jeux.
Les premiers moments sont consacrés au dessin, au coloriage et à l'écoute des lectures que lui fait sa grande-mère mais elle a envie de changement et va chercher sa poupée, nous la confie, puis repart, revient avec une dînette, puis avec une chaise de bébé version jouet, dans laquelle elle finit par installer le poupon. Elle dispose une petite assiette sur la tablette et disparaît soudainement chercher nous ne savons quoi, quelque part dans l'appartement.
Elle est de retour, juchée sur les talons hauts de sa mère. Voilà ce qui lui manquait. Maintenant elle est vraiment le personnage.
Sa grand-mère et moi l'observons discrètement, devisant à voix basse, tout en faisant semblant de consulter des magazines.
Elle parle à sa poupée : "Je t'ai fait une bonne purée de carottes, tu vas voir c'est délicieux", mais voilà qu'à peine commence-t-elle à nourrir sa progéniture que nous la voyons se précipiter vers un téléphone portable hors d'usage que son père lui a donné. Il a sans doute sonné car elle décroche. Un instant de silence, puis : "Ah bonjour, comment vas-tu ?". Encore un silence et trois ou quatre secondes plus tard : " Non ! dit-elle en faisant des yeux ronds, mais comment c'est arrivé ?"
Pendant que son interlocutrice imaginaire lui explique ce qui semble être de bien grands malheurs, Héloïse va et vient, toujours juchée sur ses hauts talons, avec force mimiques qui vont de l'étonnement à la consternation si bien que nous finissons par nous demander s'il n'y a pas vraiment quelqu'un à l'autre bout.
De temps en temps, nous entendons un : "Non mais je rêve !" suivi d'un : "Oui, mais ça je te l'avais dit" à un : "Tu n'es pas blessée au moins ?" qui nous étonne un peu. Mais si la communication n'en finit plus, ses interventions sont rares. Elle a de toute évidence affaire à une bavarde, tant et si bien qu'elle finit par s'impatienter, se cale le téléphone entre l'oreille et l'épaule et retourne faire manger sa poupée.
Nous l'observons à la dérobée. Son nez mutin, sa petite bouche en cœur contrastent avec son air sérieux.
De temps en temps, nous entendons des : "oui... pas possible... eh bien...". Puis la conversation devient incompréhensible pour nous : "Le principal c'est que tu l'aies rattrapé mais, je t'en prie, achète une cage pour la prochaine fois" et nous jette dans une grande perplexité.
Cette fois, elle s'immobilise, les yeux au plafond, écoute puis laisse percevoir un peu d'énervement, lève les sourcils, hoche la tête, va pour prendre la parole, se tait, reprend le combiné dans la main puis précipitamment : "Je te laisse, on sonne à la porte, je te rappelle plus tard".
Ce n'est d'ailleurs pas un mensonge, on sonne bien à la porte : c'est sa mère qui est de retour. Nous prenons le thé toutes ensemble et, dans la conversation, nous apprenons que la meilleure amie de la jeune maman a eu un léger accident en emmenant son chat chez le vétérinaire. Il était en liberté dans la voiture, s'est affolé, si bien qu'en voulant le rattraper tout en se garant la jeune femme a embouti un platane.
Nous nous regardons, soulagées : tout s'éclaire !
Plotine- Nombre de messages : 1962
Age : 82
Date d'inscription : 01/08/2009
Re: Un après-midi dans la vie d'Héloïse
Quel cauchemar ces gosses qui singent des singes !
Les chats décidément ont bien mauvaise presse en ce moment...°0(
Sinon, les " collants Bécassine " un régal;
Les chats décidément ont bien mauvaise presse en ce moment...°0(
Sinon, les " collants Bécassine " un régal;
Ba- Nombre de messages : 4855
Age : 71
Localisation : Promenade bleue, blanc, rouge
Date d'inscription : 08/02/2009
Re: Un après-midi dans la vie d'Héloïse
Une impression de vide, de banalité. Et au passage, même en imitant les adultes un enfant de 4 ans est totalement incapable de s'exprimer comme ça ! Je reste quand même sur une note positive : le tout est bien écrit, bien formulé je trouve.
Re: Un après-midi dans la vie d'Héloïse
tres descriptif au début, mais ca valait le coup, pour planter le décor et le "personnage",
ha oui, ce qui m'a étonné dans la lecture, c'est l'emploi récurrent du "nous", dont on a peu l'habitude.
ca donne à l'ensemble un petit air surrané, "bonne societé".
En tout cas, l'ensemble est léger, frais, ca se lit tout seul, et on souri en imaginant cette petite chipie imitant sa maman ...
ha oui, ce qui m'a étonné dans la lecture, c'est l'emploi récurrent du "nous", dont on a peu l'habitude.
ca donne à l'ensemble un petit air surrané, "bonne societé".
En tout cas, l'ensemble est léger, frais, ca se lit tout seul, et on souri en imaginant cette petite chipie imitant sa maman ...
Iryane- Nombre de messages : 314
Age : 44
Localisation : là où je dois être ...enfin, sans certitude.
Date d'inscription : 26/01/2010
Re: Un après-midi dans la vie d'Héloïse
Hum... Il ne faut pas m'en vouloir Plotine, je suis entre deux eaux, passé l'âge de vouloir pouponner (et jamais eu vraiment l'envie)... et pas encore atteint celui où l'on bêtifie sur ses petits-enfants. Ce qui fait que je reste presque de marbre à la lecture de ce texte au demeurant fort bien écrit.
Remarque, j'ai souri à la fin, j'ai trouvé que cela apportait une note de fantaisie, d'étrangeté presque à ce texte bien sage d'une petite fille modèle.
Remarque, j'ai souri à la fin, j'ai trouvé que cela apportait une note de fantaisie, d'étrangeté presque à ce texte bien sage d'une petite fille modèle.
Invité- Invité
Re: Un après-midi dans la vie d'Héloïse
Oups, oublié ceci :
avec force mimiques qui vont de l'étonnement à la consternation si bien que
tant et si bien qu'elle finit par s'impatienter
très proches.
avec force mimiques qui vont de l'étonnement à la consternation si bien que
tant et si bien qu'elle finit par s'impatienter
très proches.
Invité- Invité
Mezzo-mezzo.
Salut,
Le texte file facilement, on ne bute sur rien... fluidité, c'est déjà un énorme atout. Ensuite, on reste un peu frustré car le sujet n'est pas à la hauteur du style qui le sert. Disons que ça pourrait une tranche de vie à la Bretecher, sauf qu'il manque la note grinçante à la fin.
Bref, sur ce coup-là je suis mezzo-mezzo.
Ubik.
Le texte file facilement, on ne bute sur rien... fluidité, c'est déjà un énorme atout. Ensuite, on reste un peu frustré car le sujet n'est pas à la hauteur du style qui le sert. Disons que ça pourrait une tranche de vie à la Bretecher, sauf qu'il manque la note grinçante à la fin.
Bref, sur ce coup-là je suis mezzo-mezzo.
Ubik.
Re: Un après-midi dans la vie d'Héloïse
J'ai aussi quelques doutes sur la capacité d'une petite fille de quatre ans à s'exprimer ainsi...
A part ça... écriture élégante mais argument quand même un peu léger.
A part ça... écriture élégante mais argument quand même un peu léger.
Invité- Invité
Re: Un après-midi dans la vie d'Héloïse
Je te préfère nettement dans un registre plus acide !
Invité- Invité
Re: Un après-midi dans la vie d'Héloïse
Tu écris sur n'importe quoi, à la va-vite, comme dab. Comme dab, tu gaspilles un talent que tu as, de saisir des instants de vie et d'avoir les outils adéquats pour le restituer.
Tu n'écris jamais mal, les bonnes sœurs ayant dû, j'espère, faire correctement leur ministère. Il est simplement dommage que tes petites pièces ne soient pas plus travaillées. Encore que là, je trouve que le style s'améliore, et ressemble moins à du forum internet : tu fais un effort d'écriture, et tu en as les ressources.
Comprenons nous bien : tu as des bases saines quant à la langue and all that sort of things, pourquoi ne cherches-tu pas la qualité optimale d'écriture, puisque tu en es capable ?
Silenon l'anachorète
Tu n'écris jamais mal, les bonnes sœurs ayant dû, j'espère, faire correctement leur ministère. Il est simplement dommage que tes petites pièces ne soient pas plus travaillées. Encore que là, je trouve que le style s'améliore, et ressemble moins à du forum internet : tu fais un effort d'écriture, et tu en as les ressources.
Comprenons nous bien : tu as des bases saines quant à la langue and all that sort of things, pourquoi ne cherches-tu pas la qualité optimale d'écriture, puisque tu en es capable ?
Silenon l'anachorète
silene82- Nombre de messages : 3553
Age : 67
Localisation : par là
Date d'inscription : 30/05/2009
Re: Un après-midi dans la vie d'Héloïse
Suite.
Les bons sentiments ne font pas de bonne littérature, je le sais pourtant ! Alors, a fortiori... un récit sur une petite fille modèle à qui il n'arrive rien, ça ne pouvait que tomber à plat.
Non je ne dirai rien sur les éloges auxquels j'aurais eu droit si j'avais conté l'histoire d'une Héloïse martyrisée, mais passons.
Si ! Mon héroïne a un vocabulaire très élaboré dans la vie. Un jour que je lui disais : "tu as deux ans" elle me reprit et me dit : "non, deux ans et demi" et c'était vrai. Rassurez-vous, son frère, qui va bientôt en avoir trois
a du mal à faire une phrase, mais c'est un garçon et il a une soeur qui ne lui laisse peut-être pas souvent en placer une.
Donc, Héloïse reprend les phrases de sa mère presque mot pour mot. Ma soeur prétend même qu'elle avait trois ans lors de cette scène mais j'ai du mal à le croire, c'est pourquoi je l'ai située à quatre ans. C'est le : "mais je rêve !" qui nous a le plus fait rire !
Dans la même veine, alors qu'elle n'avait alors que trois ans pour de bon, elle a dit à table : "ma mère m'énerve". Ça a jeté un froid dans l'assistance.
Nous nous sommes demandés où elle avait bien pu entendre ça ! Qui était le coupable, : sa mère ou son père ? L'un et l'autre ont juré qu'ils n'y étaient pour rien ! On a mis ça sur le compte d'une phrase entendue au square.
Ce que j'ai mal su décrire ce sont ses mimiques. On dit d'elle : "quelle comédienne" mais c'est juste une petite fille tès expressive. Je ne sais pas si vous avez vu certains sketches de Valérie Lemercier mimant des conversations de petite fille mais c'est tout à fait ça ! Je ne parle pas de ce sketch archi connu "Lécole des fans" mais un autre où elle fait la petite fille de bonne famille. Je ne l'ai pas trouvé sur "Youtube", désolée.
Eh oui, parce qu'il y a des petites filles de bonne famille qui sont tout à fait délicieuses mais, je sais, ce n'est guère intéressant à côté des aventures d'une Lolita.
C'est que je l'aime, Héloïse mais ce n'est pas une excuse et j'aurais dû garder tout cela dans la sphère du privé.
Autre chose, c'est gentil de me dire que j'écris bien Silène mais je ne sais ce que tu attends de moi : je n'ai rien à raconter. C'est bien là le drame.
Pour finir je crois bien que vous êtes passés à côté de quelque chose. Mon histoire ne voulait rien prouver d'autre que ce que les psys ont compris depuis longtemps : regarder les enfants jouer est riche d'enseignement sur leur environnement. Bon mais n'en parlons plus.
Pour finir, je viens de commencer "Babylone sous les bombes" et je suis séduite. J'y retourne.
Les bons sentiments ne font pas de bonne littérature, je le sais pourtant ! Alors, a fortiori... un récit sur une petite fille modèle à qui il n'arrive rien, ça ne pouvait que tomber à plat.
Non je ne dirai rien sur les éloges auxquels j'aurais eu droit si j'avais conté l'histoire d'une Héloïse martyrisée, mais passons.
Si ! Mon héroïne a un vocabulaire très élaboré dans la vie. Un jour que je lui disais : "tu as deux ans" elle me reprit et me dit : "non, deux ans et demi" et c'était vrai. Rassurez-vous, son frère, qui va bientôt en avoir trois
a du mal à faire une phrase, mais c'est un garçon et il a une soeur qui ne lui laisse peut-être pas souvent en placer une.
Donc, Héloïse reprend les phrases de sa mère presque mot pour mot. Ma soeur prétend même qu'elle avait trois ans lors de cette scène mais j'ai du mal à le croire, c'est pourquoi je l'ai située à quatre ans. C'est le : "mais je rêve !" qui nous a le plus fait rire !
Dans la même veine, alors qu'elle n'avait alors que trois ans pour de bon, elle a dit à table : "ma mère m'énerve". Ça a jeté un froid dans l'assistance.
Nous nous sommes demandés où elle avait bien pu entendre ça ! Qui était le coupable, : sa mère ou son père ? L'un et l'autre ont juré qu'ils n'y étaient pour rien ! On a mis ça sur le compte d'une phrase entendue au square.
Ce que j'ai mal su décrire ce sont ses mimiques. On dit d'elle : "quelle comédienne" mais c'est juste une petite fille tès expressive. Je ne sais pas si vous avez vu certains sketches de Valérie Lemercier mimant des conversations de petite fille mais c'est tout à fait ça ! Je ne parle pas de ce sketch archi connu "Lécole des fans" mais un autre où elle fait la petite fille de bonne famille. Je ne l'ai pas trouvé sur "Youtube", désolée.
Eh oui, parce qu'il y a des petites filles de bonne famille qui sont tout à fait délicieuses mais, je sais, ce n'est guère intéressant à côté des aventures d'une Lolita.
C'est que je l'aime, Héloïse mais ce n'est pas une excuse et j'aurais dû garder tout cela dans la sphère du privé.
Autre chose, c'est gentil de me dire que j'écris bien Silène mais je ne sais ce que tu attends de moi : je n'ai rien à raconter. C'est bien là le drame.
Pour finir je crois bien que vous êtes passés à côté de quelque chose. Mon histoire ne voulait rien prouver d'autre que ce que les psys ont compris depuis longtemps : regarder les enfants jouer est riche d'enseignement sur leur environnement. Bon mais n'en parlons plus.
Pour finir, je viens de commencer "Babylone sous les bombes" et je suis séduite. J'y retourne.
Plotine- Nombre de messages : 1962
Age : 82
Date d'inscription : 01/08/2009
Re: Un après-midi dans la vie d'Héloïse
Plotine, tu vas probablement me contredire, mais il ressort assez clairement que tu as mal pris nos commentaires et notamment le mien sur le langage de cette petite fille. Et c'est vrai que ce n'est pas facile de lire que tout le monde est unanime sur certains défauts de ce que tu nous as proposé.
Je voulais juste te dire que tout ça n'est pas dans le registre du reproche mais bien de l'opinion, et qu'en aucun cas il ne s'agit de te dévaloriser.
Tires-en des conclusions ! Tente de mieux transmettre ce qui te séduit dans ce genre de récit, transmets-nous le charme que tu y trouves, exprime plus ce qui fait qu'à tes yeux cela n'a rien de vide ou de banal comme j'ai pu l'écrire. Les critiques font avancer, bien que cette idée soit devenue un cliché.
Quoiqu'il en soit, j'espère que ton amertume pourra s'apaiser avec le recul =)
Je voulais juste te dire que tout ça n'est pas dans le registre du reproche mais bien de l'opinion, et qu'en aucun cas il ne s'agit de te dévaloriser.
Tires-en des conclusions ! Tente de mieux transmettre ce qui te séduit dans ce genre de récit, transmets-nous le charme que tu y trouves, exprime plus ce qui fait qu'à tes yeux cela n'a rien de vide ou de banal comme j'ai pu l'écrire. Les critiques font avancer, bien que cette idée soit devenue un cliché.
Quoiqu'il en soit, j'espère que ton amertume pourra s'apaiser avec le recul =)
Re: Un après-midi dans la vie d'Héloïse
Ce n'était pas une suite mais une suite aux commentaires. Ce serait bien de lire avant de faire la police.Plotine a écrit:Un après-midi dans la vie d'Héloïse
Suite.
[...]
Autre chose, c'est gentil de me dire que j'écris bien Silène mais je ne sais ce que tu attends de moi : je n'ai rien à raconter. C'est bien là le drame.
Pour finir je crois bien que vous êtes passés à côté de quelque chose. Mon histoire ne voulait rien prouver d'autre que ce que les psys ont compris depuis longtemps : regarder les enfants jouer est riche d'enseignement sur leur environnement. Bon mais n'en parlons plus.
Pour finir, je viens de commencer "Babylone sous les bombes" et je suis séduite. J'y retourne.
C'est bien ici à la suite d'un premier texte qu'on doit poster la suite, et non dans la partie REPONSE AUX COMMENTAIRES...
Modération
.
Ce mot suite était trompeur.
Dont acte.
Modération
.
Plotine- Nombre de messages : 1962
Age : 82
Date d'inscription : 01/08/2009
Re: Un après-midi dans la vie d'Héloïse
Hé bien moi, Plotine, j'ai beaucoup aimé ce texte !
J'ai trois nièces et un neveu, dont une nièce de tout juste deux ans qui parle comme une impératrice ( et une autre de presque quatre qui peine à aligner trois mots ). Quant à celle qui a cinq ans, elle a la tchatche à tel point qu'elle nous surprend toujours par ses expressions parfois très très désuètes. Donc, je ne trouve pas que la façon de parler d'une petite fille de quatre ans soit toujours identique, et en cela le texte ne pêche absolument pas.
Ensuite, il est (comme d'autres l'ont dit) très bien écrit, avec un style inimitable et que pour ma part j'apprécie fortement ( je ne commente pas souvent, mais je lis tout! ).
Rien ne me déplaît, le texte file, j'ai souri, j'ai aimé "comprendre" à la fin, pour moi, ce texte est une réussite.
Voilà.
J'ai trois nièces et un neveu, dont une nièce de tout juste deux ans qui parle comme une impératrice ( et une autre de presque quatre qui peine à aligner trois mots ). Quant à celle qui a cinq ans, elle a la tchatche à tel point qu'elle nous surprend toujours par ses expressions parfois très très désuètes. Donc, je ne trouve pas que la façon de parler d'une petite fille de quatre ans soit toujours identique, et en cela le texte ne pêche absolument pas.
Ensuite, il est (comme d'autres l'ont dit) très bien écrit, avec un style inimitable et que pour ma part j'apprécie fortement ( je ne commente pas souvent, mais je lis tout! ).
Rien ne me déplaît, le texte file, j'ai souri, j'ai aimé "comprendre" à la fin, pour moi, ce texte est une réussite.
Voilà.
Re: Un après-midi dans la vie d'Héloïse
Le texte est bien écrit, l'écriture fluide... Quant au fond, il me semble que chacun de nous a le droit de s'exprimer sur les sujets qui l'intéressent. L'essentiel est d'avoir bien cerné sa pensée et d'avoir réussi à intéresser les lecteurs... ou pas d'ailleurs, ils sont libres aussi de ne pas apprécier.
Tu te répètes, tu n'as rien d'autre à dire sur l'écriture de Plotine ?
Laisse donc Plotine raconter ce qui lui tient à coeur.
Merci de ne pas commenter des commentaires afin d'éviter tout début de polémique.
La Modération
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Silène, tu deviens très très lourd là !silene82 a écrit:Tu écris sur n'importe quoi, à la va-vite, comme dab. Comme dab, tu gaspilles un talent que tu as, de saisir des instants de vie et d'avoir les outils adéquats pour le restituer.
Tu te répètes, tu n'as rien d'autre à dire sur l'écriture de Plotine ?
Laisse donc Plotine raconter ce qui lui tient à coeur.
Merci de ne pas commenter des commentaires afin d'éviter tout début de polémique.
La Modération
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Invité- Invité
Re: Un après-midi dans la vie d'Héloïse
A la réflexion, et à la relecture, je me rends compte que je n'ai effectivement rien compris à la situation. Le portable est hors d'usage, donc il ne marche pas, en dehors du fait que payer un abonnement spécial maternelle...bref.
Or bambinette apprend un fait en train de se passer, si j'en crois le texte.
Moralité : pas besoin qu'Abélard se décarcasse à écrire pour Héloïse, puisqu'elle est télépathe...
Or bambinette apprend un fait en train de se passer, si j'en crois le texte.
Moralité : pas besoin qu'Abélard se décarcasse à écrire pour Héloïse, puisqu'elle est télépathe...
silene82- Nombre de messages : 3553
Age : 67
Localisation : par là
Date d'inscription : 30/05/2009
Re: Un après-midi dans la vie d'Héloïse
Télépathe =)))
Non c'est pas ça, la petite ne fait qu'imiter ce qu'elle voit de sa mère au quotidien, en réalité il ne se passe rien de spécial au moment où elle fait semblant d'être au téléphone.
Non c'est pas ça, la petite ne fait qu'imiter ce qu'elle voit de sa mère au quotidien, en réalité il ne se passe rien de spécial au moment où elle fait semblant d'être au téléphone.
Re: Un après-midi dans la vie d'Héloïse
Tout s'éclaire, sauf que le téléphone est hors d'état de nuire, fonctionner pardon. De quoi donner des allures fantastiques au récit.
N'ayant point de petite pipelette de cet âge dans mon entourage, je ne peux dire si cela sonne juste ou non mais tout de même, cette gamine m'a semblé proche; les descriptions vestimentaires contribuent à créer le personnage. De plus, il m'est arrivé d'entendre des petits bouts parler comme de vrais avocats.
Je déplore ceci dit un décalage dans le rythme du récit, avec un début un peu laborieux, narration descriptive, qui prend réellement son envol lorsque la fillette décroche son téléphone. Là, ça devient de suite plus vivant en raison de l'oralité des échanges mais aussi du naturel que tu places dans ton écriture.
Mais dans l'ensemble, j'ai aimé lire cette histoire, je la trouve tendre et fraîche, intéressante aussi.
(sans compter que ça rejoint ma devise du moment: gaffe devant les mômes, ils comprennent et répètent tout, même sans toujours tout comprendre !)
N'ayant point de petite pipelette de cet âge dans mon entourage, je ne peux dire si cela sonne juste ou non mais tout de même, cette gamine m'a semblé proche; les descriptions vestimentaires contribuent à créer le personnage. De plus, il m'est arrivé d'entendre des petits bouts parler comme de vrais avocats.
Je déplore ceci dit un décalage dans le rythme du récit, avec un début un peu laborieux, narration descriptive, qui prend réellement son envol lorsque la fillette décroche son téléphone. Là, ça devient de suite plus vivant en raison de l'oralité des échanges mais aussi du naturel que tu places dans ton écriture.
Mais dans l'ensemble, j'ai aimé lire cette histoire, je la trouve tendre et fraîche, intéressante aussi.
(sans compter que ça rejoint ma devise du moment: gaffe devant les mômes, ils comprennent et répètent tout, même sans toujours tout comprendre !)
Sahkti- Nombre de messages : 31659
Age : 50
Localisation : Suisse et Belgique
Date d'inscription : 12/12/2005
Re: Un après-midi dans la vie d'Héloïse
Plotine, je ne vole pas à votre secours, vous n'avez pas besoin de moi pour cela, mais...j'ai une Apolline de 21 mois dans ma vie - qui parle comme un livre auraient dit nos "anciens" - et qui est déjà capable de mettre en scène des situations à plusieurs personnages. Donc, votre texte est très crédible à mon sens.
Re: Un après-midi dans la vie d'Héloïse
Oui c'est tout à fait crédible. J'entends souvent mes élèves - 3 à 4 ans -tenir ce genre de conversation avec le téléphone factice de ma classe, qu'ils s'arrachent au demeurant et moi-même je prends un plaisir non dissimulé à jouer l'interlocutrice. J'ai un aperçu souvent révélateur du niveau de langage pratiqué à la maison et parfois je me régale...Y compris quand je les observe dans les coins jeux.
Y'a tous les styles :
"Bon c'est le bordel dans la chambre des poupées. Je vais m'énerver"
"Chéri, tu veux bien donner le biberon au bébé, je lui prendrai sa température ensuite, je crois qu'il a de la fièvre. Peut-être qu'il a la varicelle, tiens un bisou, bébé, je vais appeler le pédiatre "
"Bébé t'as fait caca coucouche ?"
"Slurp gllllbfff tri suttt blop "
Sinon, oui ce texte est un peu banal à mes yeux...Manque de l'humour ou de l'ironie habituels , je trouve.
Y'a tous les styles :
"Bon c'est le bordel dans la chambre des poupées. Je vais m'énerver"
"Chéri, tu veux bien donner le biberon au bébé, je lui prendrai sa température ensuite, je crois qu'il a de la fièvre. Peut-être qu'il a la varicelle, tiens un bisou, bébé, je vais appeler le pédiatre "
"Bébé t'as fait caca coucouche ?"
"Slurp gllllbfff tri suttt blop "
Sinon, oui ce texte est un peu banal à mes yeux...Manque de l'humour ou de l'ironie habituels , je trouve.
Rebecca- Nombre de messages : 12502
Age : 65
Date d'inscription : 30/08/2009
Un après-midi dans la vie d'Héloïse
Bonjour Plotine,
je suis allé voir un peu plus profond dans le forum pour chercher un autre texte de toi et je l'ai trouvé. C'est le fait que tu aies la réputation d'avoir le "sens de l'humour" qui m'attire.
Je te livre donc mes commentaires pour "Un après-midi dans la vie d'Héloïse"
J'ai trois filles qui causent comme des archiducs depuis l'âge de deux ans. La première à choisi "Monsieur Mitsuhirato" comme premier mot après "maman" (c'était à l'époque où Tintin passait à la télé). je ne m'étonne donc de rien concernant le langage des enfants. Tu écris bien je trouve. Je pense cependant que tu vois quelqu'un lorsque tu écris et que tu ne fais pas assez attention à ce que vois ton lecteur. Par exemple, qu'apporte "Coiffure sage, au carré, une raie sur le côté, mais quelques cheveux châtain clair, comme échappés, qui frisottent autour de son grand front. Deux mignons sourcils en arc de cercle parfait au-dessus des yeux verts, ou mordorés selon les heures de la journée ou le temps qu'il fait" ? autant je reconnais n'importe quelle petite fille dans le coup de téléphone et je jubile, autant ces descriptions sont pour moi des longueurs, du "bien écrit" pour rien du tout.
Le coup de fil est un vrai régal : tout sonne juste. Le téléphone portable cassé en premier lieu qui est, je crois, dans toutes les chambres d'enfants de nos jours. C'est emblématique de l'époque. L'enfant qu'on observe et qui fait mine de ne pas s'en rendre compte, tout en faisant son petit cinéma, c'est plus que bien vu.
En revanche, je n'aime pas trop la chute (y-a-t-il d'ailleurs besoin d'une chute?).
C'est une sorte de medium ta gamine? Dommage ! J'aurai préféré que tu pousses plus loin la critique des adultes à travers le monologue de l'enfant… plutôt que cette histoire de chat échappé.
Je pense aussi au plan qui est purement chronologique et qui ne semble pas réfléchi, comme si l'écriture avait commandé aux idées… Je proposerai le schéma suivant :
- idée globale : court texte descriptif d'une tranche de vie (Héloïse téléphone)
- on commence par : "Ah bonjour, comment vas-tu ?". Encore un silence et trois ou quatre secondes plus tard : " Non ! dit-elle en faisant des yeux ronds, mais comment c'est arrivé ?"
- on découvre ensuite comme elle est finaude.
- on fini par : "Je te laisse, on sonne à la porte, je te rappelle plus tard". Elle se lève et rajuste ses collants Bécassine.
Je me permets de te faire ça car c'est ce que j'aimerai bien que les autres me fasse. Qu'ils essayent de "faire mieux".
Et aussi qu'ils fassent remonter des textes du néant abyssal où ils se trouvent plongés une fois passés quelques échanges convenus.
Est-ce que tu penses que je me mêle de ce qui ne me regarde pas ou au contraire que je t'apporte une critique constructive ?
Amitié.
je suis allé voir un peu plus profond dans le forum pour chercher un autre texte de toi et je l'ai trouvé. C'est le fait que tu aies la réputation d'avoir le "sens de l'humour" qui m'attire.
Je te livre donc mes commentaires pour "Un après-midi dans la vie d'Héloïse"
J'ai trois filles qui causent comme des archiducs depuis l'âge de deux ans. La première à choisi "Monsieur Mitsuhirato" comme premier mot après "maman" (c'était à l'époque où Tintin passait à la télé). je ne m'étonne donc de rien concernant le langage des enfants. Tu écris bien je trouve. Je pense cependant que tu vois quelqu'un lorsque tu écris et que tu ne fais pas assez attention à ce que vois ton lecteur. Par exemple, qu'apporte "Coiffure sage, au carré, une raie sur le côté, mais quelques cheveux châtain clair, comme échappés, qui frisottent autour de son grand front. Deux mignons sourcils en arc de cercle parfait au-dessus des yeux verts, ou mordorés selon les heures de la journée ou le temps qu'il fait" ? autant je reconnais n'importe quelle petite fille dans le coup de téléphone et je jubile, autant ces descriptions sont pour moi des longueurs, du "bien écrit" pour rien du tout.
Le coup de fil est un vrai régal : tout sonne juste. Le téléphone portable cassé en premier lieu qui est, je crois, dans toutes les chambres d'enfants de nos jours. C'est emblématique de l'époque. L'enfant qu'on observe et qui fait mine de ne pas s'en rendre compte, tout en faisant son petit cinéma, c'est plus que bien vu.
En revanche, je n'aime pas trop la chute (y-a-t-il d'ailleurs besoin d'une chute?).
C'est une sorte de medium ta gamine? Dommage ! J'aurai préféré que tu pousses plus loin la critique des adultes à travers le monologue de l'enfant… plutôt que cette histoire de chat échappé.
Je pense aussi au plan qui est purement chronologique et qui ne semble pas réfléchi, comme si l'écriture avait commandé aux idées… Je proposerai le schéma suivant :
- idée globale : court texte descriptif d'une tranche de vie (Héloïse téléphone)
- on commence par : "Ah bonjour, comment vas-tu ?". Encore un silence et trois ou quatre secondes plus tard : " Non ! dit-elle en faisant des yeux ronds, mais comment c'est arrivé ?"
- on découvre ensuite comme elle est finaude.
- on fini par : "Je te laisse, on sonne à la porte, je te rappelle plus tard". Elle se lève et rajuste ses collants Bécassine.
Je me permets de te faire ça car c'est ce que j'aimerai bien que les autres me fasse. Qu'ils essayent de "faire mieux".
Et aussi qu'ils fassent remonter des textes du néant abyssal où ils se trouvent plongés une fois passés quelques échanges convenus.
Est-ce que tu penses que je me mêle de ce qui ne me regarde pas ou au contraire que je t'apporte une critique constructive ?
Amitié.
Invité- Invité
Re: Un après-midi dans la vie d'Héloïse
Un texte tout cute qui pourrait ressembler à un de nos comptes-rendus de centre éducatif.
Lucy- Nombre de messages : 3411
Age : 47
Date d'inscription : 31/03/2008
Re: Un après-midi dans la vie d'Héloïse
Pas du tout : ce qui est bien chez Plotine c'est son style descriptif et son sens de la scène de genre. Ce que je veux dire c'est qu'il est dommage qu'elle utilise de si jolies descriptions pour parfois ne pas montrer grand chose ! Je trouve beaucoup de qualités à Plotine moi. Je pense qu'elle ne sait pas s'en servir. Peut-être parce qu'elle se dévalorise.Lucy a écrit:Un texte tout cute qui pourrait ressembler à un de nos comptes-rendus de centre éducatif.
Merci de ne pas commenter les commentaires. Ou à tout le moins de le faire dans le fil "Réponses aux commentaires".
La Modération
Invité- Invité
Re: Un après-midi dans la vie d'Héloïse
J'ai plutôt bien aimé ce texte, le mimétisme de la gamine, qui, regardé de mon oeil sale, ouvre des perspectives interressantes dans le fantastique, dans le trouble.
Invité- Invité
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